Le monde du Rosaire avec l'Ordre des Prêcheurs
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Les Soeurs du Rosaire de Jérusalem

samedi 12 juillet 2014

Présentation rédigée par le Fr. Jean-Marie MÉRIGOUX, o.p., de la Province dominicaine de Toulouse

Racines en Terre Sainte

Vers la fin du siècle dernier, alors que des dominicains partaient à Jérusalem pour étudier la Bible sur le terrain, quelques jeunes chrétiennes arabes de Palestine devenaient religieuses avec l’aide du Patriarche de la Ville Sainte.
Ces Filles du Rosaire voulaient servir leur pays de Terre Sainte, alors sous domination turque, en priant les Mystères du Rosaire et en travaillant à l’éducation des jeunes filles ainsi qu’à la promotion de la femme
Tout cela répondait aux désirs de Léon XIII qui venait d’inviter les catholiques à étudier le Bible et à prier le Rosaire.

Soeurs arabes pour le Monde Arabe

A l’origine de la congrégation, un prêtre de Nazareth, le Père Joseph Tannous (1838-1892), du diocèse patriarcal de Jérusalem, tertiaire dominicain et Soeur Marie-Alphonsine(1843-1927), d’Aïn-Kârim, qui fut d’abord religieuse chez les soeurs de Saint Joseph de l’Apparition .
C’est au couvent de Bethléem, le jour de l’Épiphanie 1874, que la Vierge Marie lui apparut pour la première fois ;

"Je veux que tu commences la Congrégation du Rosaire..." "Dans ces régions j’ai connu la joie, la souffrance et la gloire et c’est parmi vous que je veux me manifester".

Une jeune fille du village lui manifesta un désir analogue :

"Vous devriez fonder une congrégation religieuse portant le nom du Saint Rosaire pour les filles de notre pays"

Soeur Alphonsine était convaincue que pour beaucoup de jeunes chrétiennes arabes de son pays, une vocation religieuse et même la réalisation de certaines tâches apostoliques, ne seraient possibles que dans des congrégations religieuses apostoliques pleinement orientales.

Le voeu de la Vierge Marie va se réaliser et les Soeurs du Rosaire, très aimées de la population tant chrétienne que musulmane, devinrent rapidement un élément essentiel dans la vie religieuse du diocèse de Jérusalem.
Dans toutes les paroisses on demandait des Soeurs du Rosaire pour ouvrir des écoles, visiter les familles, s’occuper des jeunes filles, soigner les malades et faire le catéchisme aux enfants.

Fondateur et fondatrice

Les révélations reçues par la Soeur Alphonsine restèrent ignorées de son vivant sauf du Père Tannous à qui elle les avait dévoilées. C’est ainsi que pendant longtemps on crut que ce dernier fut le seul artisan de la fondation. Lui seul visiblement dirigea et organisa la congrégation naissante. En fait il ne faisait alors que mettre en oeuvre les directives que Soeur Marie-Alphonsine recevait de la Vierge et lui transmettait.
Le rôle primordial de la cofondatrice n’apparut qu’après sa mort (25 mars 1927), à la lecture de ses cahiers personnels.

En 1992 on a célébré le centenaire de la mort du Père Tannous. Conférences et Messes solennelles furent organisées dans les pays où se trouvent les Soeurs.
Mgr Michel Sabbah, Patriarche catholique de Jérusalem prit une part active à ces célébrations et a consacré une lettre pastorale au cofondateur. Il manifestait par là son attachement et celui de son diocèse patriarcal aux Soeurs du Rosaire et à leur travail apostolique.
Quand à la fondatrice, on travaille et on prie pour sa béatification.

Les lieux saints du Rosaire

Les fondations commencèrent en 1884 et parmi elles :
Nazareth, Aïn-Kârim, Bethléem, Jérusalem  ! C’était petit à petit comme une carte des lieux saints du Rosaire qui se dessinait : l’Annonciation, la Visitation, la Nativité et dans la Ville Sainte c’était tous les autres Mystères, joyeux, douloureux et glorieux.

La carte des implantations des Soeurs n’a cessé depuis de s’agrandir : la maison la plus récente celle d’Égypte, date de 1991.

Au service de l’Église

Dans le diocèse patriarcal :
Jérusalem (al-Quds), 2 maisons en ville accueillant les pèlerins et sur la route de Ramallah, à Beit-Hanina, la Maison-mère où se trouvent également le noviciat, une grande école pour les jeunes palestiniennes chrétiennes et musulmanes et un centre de couture.
Territoires occupés , 10 maisons en Judée-Samarie et une grande école à Gaza.
Israël , 4 maisons en Galilée, une à Haïfa, une à Aïn-Kârim.
Jordanie , 20 maisons, dont trois collèges de filles à Amman et un hôpital à Irbid.

Dans d’autres diocèses :
Liban , 12 maisons : écoles à Byblos, dans la montagne, à Beyrouth Sin-el-Fil, un hôpital dans le quartier du port, un postulat.
Émirats Arabes, 3 grands collèges : Koweït, Abou-Dhabi, Chardja.
Syrie, Le Caire, Rome : 3 maisons.
Des soeurs étudient la théologie à Fribourg et d’autres font des études d’infirmières en Angleterre.

Une Congrégation en pleine vitalité

300 religieuses (palestiniennes, jordaniennes, libanaises ou syriennes) qui du fait d’une connaissance souvent excellente de la langue arabe et d’une vie spirituelle fervente sont très à l’aise dans les universités, écoles, hôpitaux, dans la catéchèse et les relations sociales.
C’est toute une jeunesse, tant chrétienne et que musulmane, qui afflue dans les nombreuses écoles des Soeurs. L’éducation qui y est donnée est très recherchée par les familles.

Les Soeurs du Rosaire semblent réaliser le désir exprimé par la Vierge à Soeur Marie-Alphonsine et elles collaborent activement avec la hiérarchie et le clergé dans les diocèses où elles se trouvent.

Leur témoignage est important à notre époque où l’on découvre l’importance du monde arabe sans en percevoir toujours le visage complet c’est à dire celui d’un monde qui est à la fois, chrétien et musulman.
La langue arabe est en effet une grande langue chrétienne, parlée par des millions de chrétiens.

Le Rosaire (en arabe, al-Wardiyya) est prié intégralement chaque jour par les Soeurs dont l’ensemble des maisons forme ainsi un immense Rosaire Vivant arabe

Dans sa lettre pastorale d’août 1992, consacrée au Père Tannous, le Patriarche de Jérusalem s’exprime ainsi :

"La religieuse du Rosaire a pour mission de porter aide et lumière à la femme et à la jeune fille, dans le monde arabe, pour l’aider à construire son pays, et continuer ainsi l’oeuvre voulue par Dieu Créateur, Rédempteur et Maître de l’histoire"


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